Avoir plusieurs banques

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en janvier 2019

Sommaire

La multibancarisation est le fait de disposer de comptes courants dans différents établissements bancaires.

La multibancarisation s'est nettement développée depuis le début des années 90. On estime aujourd’hui que près de 35 % des ménages disposent d'au moins 2 comptes bancaires.

Fréquente chez les 18-24 ans, la multibancarisation permet notamment d’optimiser les avantages (plafonds de paiement plus élevés, gratuité des services, etc.) des différentes enseignes, certaines applications permettant de visualiser l’intégralité de ses comptes bancaires, afin de gérer ses disponibilités au mieux.

Multi-bancarisation : principe

Avoir plusieurs banques est une tendance qui se généralise chez les ménages français.

Selon un sondage IFOP réalisés en 2017, 31 % des Français sont multibancarisés. Cette tendance qui s’est fortement amplifiée depuis le début des années 1990, semble aujourd’hui marquer le pas. Effective depuis février 2017, la loi Macron sur la mobilité bancaire pourrait relancer ce processus, notamment parce qu’elle fluidifie les transactions entre les établissements financiers.

Les Français les plus multibancarisés sont d’abord les dirigeants d’entreprises (49 %) et les travailleurs indépendants (48 %) qui ont ouvert un autre compte pour gérer les flux financiers liés à leur activité professionnelle, indique l’IFOP.

Rappel : depuis 2015, les micro-entrepreneurs sont tenus de disposer d’un compte bancaire dédiés à leur activité professionnelle (cf. article L133-6-8-4 du code de la sécurité sociale).

Selon une étude du cabinet Deloitte réalisée au printemps 2017, une majorité de Français est même favorable à une gestion financière digitalisée et 25 % d’entre eux se déclarent prêts à quitter leur banque pour rejoindre une Fintech. Cette tendance est particulièrement nette chez les jeunes, mois nombreux que leurs aînés à posséder un compte joint, et qui se tournent vers les Fintech et les banques en ligne pour ouvrir un compte complémentaire.

Rappel : les Fintech sont des « néo banques », 100 % digitales, sans agence et proposant toute une palette de services au grand public : compte courant, carte de paiement à bas coût, outils de gestion de patrimoine, etc.  

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Avantages de la multibancarisation

La multibancarisation est un système gagnant pour un usager. Si on entre dans le détail, les principaux avantages liés au fait de détenir un compte dans une banque traditionnelle et un autre dans une banque en ligne sont les suivants :

  • disposer d’un accès à une agence physique grâce à un compte ouvert dans une banque en « dur » sur lequel il est possible de déposer un chèque, des espèces, etc. ; et d’un compte en ligne, gratuit, dont la gestion digitalisée permet de réaliser des opérations 100 % en ligne ;
  • profiter du meilleur de chaque établissement en matière d’épargne (taux promotionnels, etc.) et de la gratuité des services, notamment auprès des e-banques, dont les conseillers sont à pied d’œuvre jusqu’à 20h ou 21h ;
  • détenir, sans frais, une seconde carte bancaire afin de disposer d’une flexibilité de paiement accrue, par exemple en cumulant le plafond de paiement et de découvert autorisé par les 2 moyens de paiement ;
  • pouvoir piocher dans une palette de placements élargie ;
  • bénéficier de plafonds d’assurances multipliés en cas de crise financière puisque le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) garantit les avoirs jusqu’à 100 000 € par personne et par établissement.
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Inconvénients de la multibancarisation 

Les principaux inconvénients liés à la multibancarisation sont les suivants :

  • accumulation des frais ;
  • le fait d’être multibancarisé rend plus difficile la gestion des comptes courants. En cas d’incident de paiement ou de découvert, des agios et divers frais peuvent générer des débours significatifs. Pour éviter cette situation, le mieux est de programmer un virement permanent d’un compte à l’autre ou de rapatrier tous les débits sur le même compte (celui sur lequel le salaire tombe).
  • l’éparpillement des actifs peut contrecarrer une gestion patrimoniale harmonieuse ;
  • frais d’inactivité : certaines banques taxent leurs clients si leur compte reste inactif durant 12 mois consécutifs. Le montant annuel des frais facturés par les banques pour la gestion de ces comptes inactifs est à la fois limité au solde créditeur du compte et par un plafond réglementaire.

Loi Eckert

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