Lease back

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en septembre 2021

Sommaire

En période de crise financière notamment, les chefs d'entreprise ont parfois des difficultés à trouver de la trésorerie ou à obtenir des crédits auprès de banques. Le lease back, pourtant peu répandu, peut répondre à un besoin rapide de liquidités.

Le point sur le lease back.

Qu'est-ce qu'un lease back ?

Le lease back est communément appelé en français « cession bail ».

  • Une entreprise propriétaire d'un bien à usage professionnel vend celui-ci à une société de crédit-bail (un organisme financier).
  • La société de crédit-bail devient propriétaire du bien et le met à la disposition de l'entreprise cédante par le biais de la location.

Généralement, le lease back s’accompagne d'une option d’achat favorisant l’entreprise cédante. Le prix de cette option d'achat est défini lors de la conclusion du contrat. En levant l'option, l'entreprise peut redevenir propriétaire.

Le lease back a généralement une durée longue, variant de 7 à 10 ans.

Cela permet au cédant de conserver la jouissance d'un bien et d'obtenir de la trésorerie pour rééquilibrer son bilan comptable.

Quels sont les avantages du lease back ?

Le lease back présente de nombreux avantages, tant en termes de développement de l’entreprise, que d'optimisation de sa trésorerie. En effet, il permet :

  • de financer des investissements matériels ou immatériels ;
  • de se désendetter ;
  • d'améliorer et de valoriser l’entreprise, par des travaux, la rénovation ou la réhabilitation de locaux, la mise aux normes, etc. ;
  • d'obtenir de nouveaux marchés et de développer des filiales ;
  • de conserver la jouissance d'un ancien bien.

Par ailleurs, le lease back permet de bénéficier d'un avantage fiscal non négligeable puisque les loyers de crédit-bail sont des charges 100 % déductibles du résultat imposable.

Lease back : qui peut en bénéficier ?

Peuvent faire appel à un lease back toutes les entreprises :

  • imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices agricoles (BA) ;
  • ou soumises à l’impôt sur les sociétés (IS), par exemple certaines sociétés civiles immobilières (SCI).

Il n'y a aucune restriction quant à l’accès à cette mesure : elle est accessible à tous les types de société, quels que soient leur chiffre d’affaires ou le nombre de leurs salariés.

Aussi dans la rubrique :

Prêts non-bancaires pour les pros

Sommaire

Ces pros peuvent vous aider