Prêt de trésorerie

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2021

Sommaire

Le prêt de trésorerie entreprise peut être une solution permettant à une société de faire face à un besoin de financement temporaire.

Ce prêt permet de pallier un besoin ponctuel ou saisonnier.

Sa durée peut couvrir quelques jours (crédit spot), voire plusieurs mois, mais dépasse rarement un an.

Cette formule de financement peut être renouvelable.

Prêt de trésorerie : spécificités

La trésorerie est l’une des principales préoccupations des entreprises, notamment pour les TPE et les PME en raison de délais de paiement à rallonges.

Le prêt de trésorerie peut être utile pour affronter un besoin de financement temporaire, par exemple, dans l’attente d'un paiement client ou d'une subvention qui tarde à rentrer.

Il servira à honorer les dépenses courantes d’activité (salaires, loyers, etc.) quand les modes de financement (escompte, affacturage, etc.) ne suffisent pas.

Sa durée peut couvrir quelques jours (crédit spot) à plusieurs mois. Généralement sa durée ne dépasse pas un an. Toutefois, s’il s’agit d’un prêt à « court terme » et sa durée peut aller jusqu’à 36 mois.

Beaucoup de banques proposent ce type de financement. Il est parfois renouvelable. Son obtention est subordonnée à la signature d’un contrat. Il précise notamment le montant d'autorisation du prêt.

Une fois l’accord signé, l'entreprise peut utiliser, suivant ses besoins, tout ou partie de cette autorisation en émettant un billet financier qu'elle remet à sa banque.

Selon la Fédération Bancaire Française, l'encours des crédits de trésorerie aux TPE s'élevait à 17,4 milliards € (+ 1,2 % sur un an) à la fin du 4e trimestre 2015.

Autres formules de crédit de trésorerie

On distingue d’autres formules de crédit de trésorerie. Les principales sont la facilité de caisse, le découvert et le crédit de campagne.

Facilité de caisse

Elle est destinée à couvrir des problèmes ponctuels, par exemple, lorsqu'il s’agit de combler le décalage entre les encaissements et les décaissements. Cette « facilité » tient aussi compte de la mobilisation des créances commerciales.

En pratique, la facilité de caisse nécessite la souscription d’un contrat écrit d'autorisation de découvert. Il précise le montant autorisé ainsi que le taux d’agiotage qui est généralement proportionnel à la somme utilisée et la durée du découvert.

Le découvert

Le découvert a pour but de couvrir les décalages entre des dépenses et des recettes relevant du cycle d'exploitation. C’est une formule fréquemment utilisée par les TPE. Elle nécessite la souscription d’un contrat de découvert.

Ce contrat précise les modalités du découvert : durée, marge de manœuvre et le taux d’agiotage, proportionnel à la somme utilisée et à la durée du découvert.

Avant d’accorder l’autorisation de découvert, la banque procédera à l’analyse des comptes des deux derniers exercices et du budget prévisionnel de l’exercice en cours.

Cette formule est onéreuse, car à l’agiotage, s’ajoute une commission de découvert (+ ou – 1 %) et une commission de mouvement.

La durée d’autorisation de découvert court souvent sur 1 an, mais elle peut être résiliée à tout moment par la banque avec un préavis de 60 jours.

Crédit de campagne

Alors que la facilité de caisse est mensuelle, la durée du crédit de campagne est annuelle. Ce crédit permet de répondre aux besoins de liquidités d’une entreprise dont l'activité de vente annuelle n'a pas encore débuté. Ce crédit est subordonné à la signature d’un contrat précisant ses conditions d'utilisation : durée, montant, agiotage et mode de remboursement.

L’agiotage est généralement proportionnel à la somme utilisée comme à la durée du crédit. Le taux d’intérêt (taux du marché monétaire + marge) est élevé, car la banque prête de l’argent sur la promesse d’une vente future. À ces intérêts, s’ajoutent des « frais trimestriels » de tenue de compte.

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